Saltimbanques tchadiens, devenir ou pas devenir fonctionnaire de son « Etat »?

contrat social proposé par Djibert Younouss…

[…]

Il n’y a pas longtemps, j’ai appris sur le site « la Voix du Tchad » que le non moins important  et génialissime (sic) Ministre de la culture Djibert Younouss souhaiterait voir au « pays » de Toumaï tous les artistes intégrer la fonction publique. Un projet pharaonique, titanesque donc (rire jaune)… L’article rédigé par Miandadji Eloi, rédacteur en chef du site, dans la rubrique culture dit ceci en chapeau « Le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Djibert Younouss, mû par quelle raison, on ne sait, a déclaré que cette année tous les artistes seront intégrés à la Fonction publique. Peu importe s’ils remplissent les conditions ou pas. La décision prise par le ministre de la Culture est louable, surtout que les artistes tchadiens ne vivent pas du fruit de leur labeur. A travers cette action, les artistes verront enfin leurs conditions de vie s’améliorer. »

Waaouuu ! Il n’ y a qu’au Tchad qu’on peut trouver de tels génies au gouvernement. Des génies qui, à l’approche des élections présidentielles, rivalisent d’imaginations et de tours magiques à la baguette pour plaire au seigneur des lieux!!!  Quelles seront les missions de ces futurs artistes fonctionnaires monsieur le ménestrel? Chanter, dessiner, mettre en scène, écrire les louanges de son excellence Idriss Déby Itcon ?

Chers amis, chers passants sur le net, votre avis compte!!!

Votons donc pour les artistes tchadiens ! « YES » pour ceux qui trouvent que c’est un bon projet et « NAN » pour ceux qui trouvent que c’est le contraire… Pour les « abstentionnistes », dire pourquoi ils ont choisi de la fermer !  Votons, votons pour 2011…

3 réflexions sur “Saltimbanques tchadiens, devenir ou pas devenir fonctionnaire de son « Etat »?

    1. Loin de là, puisqu’il s’agit d’individus… La définition ci dessous ne peut s’appliquer dans un non État comme le Tchad(à mon avis)…

      L’arrêté du 6 janvier 1989 relatif à la terminologie économique et financière définit le mécénat comme « le soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général. » . Si les notions centrales de cette définition, – soutien, absence de contreparties et intérêt général -, conservent toute leur valeur, le développement du mécénat en France doit beaucoup aux mesures incitatives apportées par la loi du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations, et à ses avancées successives.

      Le mécénat se traduit par le versement d’un don (en numéraire, en nature ou en compétence) à un organisme pour soutenir une œuvre d’intérêt général. Si le bénéficiaire est éligible au mécénat déductible, le don ouvre droit, pour les donateurs (entreprises et particuliers), à certains avantages fiscaux. Par ailleurs, dans le contexte du mécénat, l’entreprise donatrice peut maintenant bénéficier de certaines contreparties en communication et relations publiques, dont la valeur doit néanmoins demeurer dans une « disproportion marquée » avec le montant du don. Pour le mécénat des particuliers, les contreparties, strictement limitées, sont symboliques.

      Le mécénat doit donc être clairement distingué du parrainage, terme assimilable à l’anglais « sponsoring ». Les dépenses engagées dans le cadre d’opérations de parrainage sont destinées à promouvoir l’image de marque de l’entreprise. Le parrainage répond donc à une démarche commerciale explicitement calculée et raisonnée, sa retombée doit être quantifiable et proportionnée à l’investissement initial.
      Éligibilité
      I. La question de l’éligibilité au mécénat :
      Avant de s’engager dans une démarche de recherche de mécénat, il convient de vérifier que l’organisme est éligible au mécénat ouvrant droit, pour le donateur, à un avantage fiscal.

      A. Le bénéficiaire doit être un organisme d’intérêt général. Cette condition est remplie si :

      * l’activité est non lucrative, c’est à dire non concurrentielle. Il est important de noter que l’assujettissement de l’activité à la TVA et autres impôts commerciaux exclut du champ de l’éligibilité au mécénat les structures culturelles autres que celles ayant pour objet de présenter au public des œuvres de spectacle vivant et d’organiser des expositions d’art contemporain.
      Toutefois, l’activité d’un organisme peut être « sectorisée ». Dans ce cas, les activités non assujetties à la TVA peuvent être compatibles avec des actions de mécénat.
      Il convient de souligner enfin que ne sont pas éligibles au mécénat les organismes constitués en sociétés telles que SA, SCOOP, SARL, etc… qui sont des organismes à but lucratif (au sens fiscal du terme).
      * la gestion est désintéressée.
      * l’activité ne profite pas à un cercle restreint de personnes.

      Sur les critères d’appréciation du caractère non lucratif et de la gestion désintéressée d’un organisme sans but lucratif (notamment une association loi 1901) et sur la sectorisation des activités, on se réfèrera notamment à l’instruction fiscale 4 H-5-06 n° 208 du 18 décembre 2006.

      B. L’œuvre doit être d’intérêt général
      Cette condition est remplie si l’œuvre revêt un caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de l’environnement naturel ou à la diffusion de la culture, de la langue ou des connaissances scientifiques françaises.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s